Prairies : la pousse de l’herbe demeure très faible
Au 20 septembre 2026, le déficit de la pousse de l’herbe atteint 40 % Au 20 septembre 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes est inférieure de 40 % à celle observée à cette date durant la période de référence 1989-2018. Malgré quelques pluies fin août, la sécheresse des sols atteint un niveau exceptionnel et empêche toute reprise de pousse. Le déficit s’accentue dans quasiment toutes les régions.
Au 20 septembre 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors DROM) est inférieure de 40 % à la moyenne observée sur la période de référence 1989-2018. Elle représente 53 % de la production annuelle de référence contre 88 % en moyenne à cette période de l’année. L’absence de pluies significatives empêche tout reprise de la pousse depuis la canicule de fin juin. Sur le dernier mois, seulement 1 % de la pousse annuelle normale a eu lieu contre 9 % en moyenne sur la période 1989-2018. Sur les 4 derniers mois, la pousse de l’herbe représente 7 % d’une année normale contre 50 % en moyenne sur la période de référence.
Un déficit important quasi-généralisé
Malgré quelques orages localisés fin août, la sécheresse perdure depuis plusieurs mois sur la quasi-totalité du pays, empêchant toute reprise de la pousse de l’herbe. Seul le pourtour méditerranéen et le nord des Alpes ont connu une pousse normale voire excédentaire sur le dernier mois. Le déficit depuis le début de la campagne est généralisé à l’ensemble du territoire excepté en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans 20 % des prairies permanentes, le déficit depuis le début de la campagne dépasse 50 %, notamment dans le Limousin et en Bourgogne. Dans les trois-quarts des prairies, l’herbe n’a pas poussé depuis plus de 3 mois.