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Pomme de terre 2026 : Récolte en baisse et tensions sur les contrats

Entre recul des surfaces et épisodes de canicule, les arrachages de pommes de terre 2026 s'annoncent particulièrement faibles en France. Les agriculteurs réclament de la flexibilité aux industriels et une accélération de la recherche face au défi climatique.

Une saison marquée par le  changement climatique. Une campagne de commercialisation pleine  d’interrogations !

Alors que les arrachages battent leur plein dans le Nord et le Bassin parisien, la campagne 2026 s'annonce très délicate. La sécheresse et les fortes chaleurs estivales ont fortement affecté le développement des tubercules, réduisant les rendements ainsi que le calibre et la longueur des produits. Face à des volumes réduits et des défauts de qualité (germination précoce, pression des ravageurs), de nombreux producteurs français peinent à honorer les volumes prévus dans leurs contrats. Le secteur appelle les transformateurs et les négociants à assouplir d'urgence leurs cahiers des charges.

Face à l'urgence climatique, la profession insiste sur la nécessité de développer des variétés plus résilientes (résistantes au mildiou et à la sécheresse) et d'adopter rapidement de nouvelles pratiques culturelles (gestion de l'eau, paillage, humus).

Un recul historique à l'échelle européenne

Selon les premières estimations du NEPG (Producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest de l'Europe), la récolte 2026 s'annonce comme l'une des plus faibles de la dernière décennie. Les surfaces plantées ont chuté de 13,7 % cette année (-82 700 ha), s'établissant à 521 500 ha. Combinée à des conditions météo défavorables dans l'ensemble de la zone (notamment en Belgique et en Grande-Bretagne), cette baisse entraîne une tension globale sur le marché européen où la demande des industriels et de l'exportation reste soutenue.