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FranceAgriMer lance le guichet pour la rénovation des vergers

Intégré au grand Plan de souveraineté pour la filière fruits et légumes, un nouveau dispositif de soutien financier est ouvert pour accompagner la modernisation, le renouvellement variétal et la résilience climatique de l'arboriculture française.

Rénovation des vergers arboricoles - campagnes 2026/2027 et 2027/2028

Face aux défis du changement climatique et à la nécessité de réduire l'usage des produits phytopharmaceutiques, l'État déploie un accompagnement structurel pour moderniser le verger national. Ce dispositif d'aide, piloté par FranceAgriMer, vise à améliorer directement la compétitivité de la production fruitière française tout en incitant à une meilleure maîtrise des conditions de production. L'objectif central est de pousser au renouvellement régulier des espèces et des variétés afin de coller aux nouvelles attentes des marchés de consommation tout en bâtissant des exploitations plus fortes face aux crises sanitaires.

Pour les arboriculteurs intéressés, le calendrier s'articule en deux temps selon les productions. Les dossiers de demande d'aide doivent être validés par téléprocédure au plus tard le 31 juillet 2026 pour l'ensemble des espèces hors fruits à noyaux, une catégorie qui englobe notamment la pomme, la poire, le raisin de table, le kiwi ou encore les petits fruits et les fruits à coque. Pour les producteurs de fruits à noyaux, le guichet restera quant à lui ouvert jusqu'au 8 septembre 2026. Dès la validation de la demande sur la plateforme en ligne, chaque candidat recevra un accusé de réception officiel de la part de FranceAgriMer, un document stratégique qui vaut autorisation administrative de commencer immédiatement les travaux de plantation.

Des critères de sélection stricts

L'attribution des enveloppes budgétaires répond à une grille de priorisation nationales très claire. FranceAgriMer placera au sommet de sa pile les dossiers liés au renouvellement des exploitants et à l'installation, suivis de près par les projets de lutte contre les maladies végétales et de performance environnementales. La souveraineté en fruits ferme la marche de cette hiérarchisation, même si les conseils régionaux gardent la liberté d'ajouter leurs propres critères complémentaires pour attribuer des fonds régionaux ou de enveloppes de crédits européens. Pour être éligibles, les demandeurs doivent impérativement s'engager à respecter les règles de l'inventaire des vergers et accepter des contrôles sanitaires stricts pour valider l'absence de maladies sur le terrain. Sur le plan technique, la subvention prend en charge une partie des coûts liés à la préparation su sol, à la plantation ainsi qu'à l'achat des jeunes végétaux. L'exigence de qualité est de mise puisque les variété choisies doivent obligatoirement être certifiées ou en cours de certification, à l'exception notable du kiwi. Des dérogations encadrées et des protocoles de contrôle spécifiques s'appliquent néanmoins pour les plants de catégorie CAC, notamment pour la châtaigne, la framboise et la myrtille, ou pour les variétés dont la certification officielle est très récente.

Un taux de subvention bonifié pour les jeunes agriculteurs

Le soutien financier est calculé sur la base des investissements réellement effectués par l'entreprise agricole. L'administration impose toutefois un double plafond annuel fixé à un maximum de 20 hectares par exploitation et de 10 hectares pour une même espèce fruitière. Le taux d'aide de base est fixé à 20 % des dépenses éligibles, mais le dispositif se montre particulièrement incitatif pour les nouvelles générations et les démarches vertueuses grâce à un système de majorations cumulables.

Les jeunes agriculteurs et les nouveaux installés bénéficient ainsi d'une bonification maximale de 10 points supplémentaires. De plus, un coup de pouce de 5 % est accordé aux structures certifiées en Agriculture Biologique ou en Haute Valeur Environnementale (HVE), aux exploitations adhérentes à une organisation de producteurs ou à une coopérative, ainsi qu'aux projets ciblant des fruits dont le taux d'auto-approvisionnement national se situe sous la barre des 50 %. Ce même bonus de 5 % est prévu pour soutenir la restructuration des vergers durement touchés par des fléaux sanitaires réglementés à arrachage obligatoire, à l'image de la Sharka ou de l'Enroulement chlorotique de l'abricotier (ECA).