Aide à la plantation de vergers de fruits à cidre - Campagne 2026/2027
Inscrire les vergers de pommes et poires à cidre dans une dynamique de performance à long terme, tel est l'objectif du nouveau dispositif d'aide à la plantation ouvert par FranceAgriMer. Doté d'une prime de 1 514 € par hectare, ce plan vise l'évolution variétale et la professionnalisation des structures, avec un signal fort envoyé aux jeunes repreneurs et aux exploitations engagées en bio.
Issue de profondes réflexions stratégiques menées par la filière avec une projection à l’horizon 2026, une nouvelle aide publique vient de voir le jour. Face à l’évolution des marchés et aux exigences accrues de l’aval, l’objectif affiché par les instances est double : d’une part, impulser une indispensable restructuration variétale pour coller au plus près des besoins des transformateurs, tant sur l'aspect quantitatif que qualitatif ; d’autre part, accompagner la transition de nos outils de production vers des modèles de vergers dits « professionnels », mieux optimisés et pérennes. Pour le réseau Jeunes Agriculteurs, la philosophie de ce guichet comporte une excellente nouvelle. Les critères d'attribution affichent une priorisation claire et assumée : les dossiers portés dans le cadre d'un renouvellement des générations (soutien à la transmission et aux installations) ainsi que ceux concourant à une meilleure performance environnementale (exploitations certifiées ou en conversion vers l'Agriculture Biologique) seront traités au sommet de la pile.
Qui peut prétendre à l'aide ? Faites le test des critères
Le guichet cible l’ensemble des producteurs de fruits à cidre (pommes et poires). L’éligibilité est ouverte aux personnes physiques exerçant une activité agricole (au sens de l’article L. 311-1 du Code rural), à condition d’être exploitant à titre principal, d’être majeur, d’avoir son siège en France métropolitaine et de ne pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite au 1er janvier de la campagne en cours. Les formes sociétaires classiques du secteur (GAEC, EARL, SCEA) ainsi que les autres sociétés à objet agricole y ont tout autant accès. Au-delà de ce statut de base, chaque demandeur doit remplir au moins l'une des deux conditions d'intégration économique définies par le règlement. La première option repose sur l'adossement industriel. Dans ce cadre, il faut justifier d'un contrat de livraison avec une entreprise de transformation, bénéficier d'un encadrement ou suivi technique rigoureux (via une adhésion ou un contrat de prestation) et exploiter une surface globale minimale de 4 hectares de vergers après réalisation du chantier de plantation. La seconde option concerne la transformation fermière pour les producteurs indépendants. L’éligibilité implique alors de disposer de son propre atelier de valorisation, lequel doit attester d’un volume de commercialisation annuel d’au moins 375 hectolitres équivalent cidre, tout en ayant souscrit un contrat formel de suivi œnologique.
Consciente que les structures de Jeunes Agriculteurs et Nouveaux Installés sont en phase de capitalisation, la filière a prévu des conditions souples. Si vous ne disposez pas immédiatement des 4 hectares réglementaires après la plantation, l'aide vous reste ouverte sur la base d'un plan de développement de l'exploitation s'engageant à atteindre cette surface cible à terme. De plus, si vous choisissez la voie de la transformation à la ferme, le plancher de commercialisation annuel de 375 hectolitres ne vous est pas opposable.
Financement et calendrier : les modalités financières et temporelles
Sur le plan budgétaire, l'aide financière directe est calibrée de manière forfaitaire à 1 514 € par hectare subventionné, ce qui représente une impulsion non négligeable pour amortir l'achat des scions et les coûts de main-d'œuvre. Pour que ces surfaces soient validées, les exploitants doivent obligatoirement mettre en œuvre des variétés reconnues de pommes ou de poires à cidre. Le calendrier d'exécution de cette campagne est encadré par des dates strictes qu'il convient de planifier dès à présent. Le guichet de téléprocédure pour le dépôt des demandes d'aide est officiellement ouvert du 1er juin au 31 juillet 2026. Une fois le dossier validé dans les temps, les producteurs disposeront d'une fenêtre spécifique pour concrétiser leur chantier, la campagne de plantation devant réglementairement s'étaler du 1er août 2026 au 31 juillet 2027. Enfin, la dernière échéance administrative consistera à soumettre le dossier de demande de paiement, dont la date limite impérative est fixée au 15 octobre 2027.
L’instruction bascule définitivement dans l'ère de la dématérialisation intégrale. Les formulaires papier n'étant plus acceptés, l'intégralité du parcours s'effectue via la téléprocédure dédiée. La démarche opérationnelle recommandée par notre équipe technique s'articule autour de trois étapes clés :
Prendre connaissance des conditions détaillées d’attribution de l’aide dans la décision officielle de référence : INTV-SIIF-2026-39 du 27 mai 2026.
Renseigner l'ensemble des champs du formulaire numérique sur la plateforme et y téléverser les annexes requises (justificatifs de surfaces, contrats de transformation, de suivi œnologique ou plans de développement pour les JA/NI).
Valider définitivement le dossier complet avant la date couperet du 31 juillet 2026.
Dès la validation informatique de votre demande, le système génère automatiquement un accusé de dépôt numérique. Ce document est capital : il fait office d’Autorisation de commencer les travaux (ACT). Vous pourrez ainsi donner le premier coup de bêche et lancer votre campagne de plantation sans attendre la fin de l'instruction globale, sans que cela ne présage toutefois de l'octroi final de l'aide. Restez vigilants lors de la saisie : les dossiers jugés incomplets ou hors critères d’éligibilité (article 2 de la décision) feront l'objet d'un courrier administratif de rejet.