Enseignement agricole : 88,3 % de réussite aux examens 2026
Le ministère de l’Agriculture a dévoilé un taux de réussite global de 88,3 % pour la session de juin 2026, diplômant 47 527 jeunes du CAP au BTSA pour relever le défi du renouvellement des générations.
La dynamique positive se confirme pour l’enseignement agricole technique. À l’issue des examens de juin 2026, plus de 47 500 élèves et apprentis ont décroché leur diplôme, un volume en hausse par rapport aux 46 942 lauréats de la session 2025. Sur les quelque 53 800 candidats présentés, les taux de réussite s'avèrent particulièrement solides selon les filières : ils atteignent 95 % pour le CAP agricole, 97,4 % pour le baccalauréat technologique, 89 % pour le baccalauréat professionnel et 79,4 % pour le BTS agricole. Ce succès vient couronner un investissement collectif majeur. « Leur réussite est le fruit de leur engagement et de leur travail mais aussi celui d’un accompagnement exigeant tout au long de leur parcours scolaire », s'est réjouie la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, en adressant ses chaleureuses félicitations aux lauréats.
220 000 apprenants en formation initiale
Ces excellents résultats s'inscrivent dans une hausse constante de l'attractivité des formations du vivant, dont les effectifs globaux ont progressé de 7 % sur les cinq dernières années pour s'établir à 220 000 apprenants en formation initiale (78 % sous statut scolaire et 22 % par la voie de l'apprentissage). Ces parcours ancrés dans les territoires préparent les futurs actifs à des métiers en pleine mutation technique et environnementale. La ministre a tenu à saluer le travail de l'ensemble de la communauté éducative : « Je remercie ainsi les équipes pédagogiques, les directeurs d’établissement et l’ensemble des professionnels mobilisés pour former et accompagner chacun des élèves de l’enseignement agricole qui sont non seulement de futurs professionnels mais aussi de véritables citoyens éclairés et responsables. »
Relever le défi du RGA
L'enjeu de cette réussite scolaire dépasse largement le cadre des salles de classe, alors que le monde agricole fait face à un mur démographique sans précédent. Le renouvellement des chefs d'exploitation et des salariés qualifiés constitue une priorité absolue pour maintenir la souveraineté alimentaire nationale. Dans ce contexte, l'arrivée de ces nouveaux diplômés sur le marché du travail est attendue avec impatience par l'ensemble de la profession. Comme l'a rappelé avec force Annie Genevard : « Alors que près de la moitié des agriculteurs est susceptible de partir à la retraite d’ici 2030, ces jeunes diplômés incarnent le renouvellement indispensable des forces vives de l’agriculture. »