Maladie de quarantaine : déclaration avant le 30 juin pour être indemnisé
Face aux risques sanitaires, la campagne de déclaration des surfaces de pommes de terre est ouverte. Une formalité rapide, mais déterminante pour sécuriser l’indemnisation en cas de sinistre.
Une étape clé pour être couvert. La campagne 2026 de déclaration des surfaces de pommes de terre est lancée par l’ASPDT, structure rattachée au FMSE. L’objectif est de permettre aux producteurs de bénéficier d’une indemnisation en cas de contamination par des organismes nuisibles réglementés, comme les nématodes, la galle verruqueuse ou certaines pourritures. Le message est clair : « sans déclaration avant le 30 juin 2026, aucune indemnisation ne pourra être versée », indique l’ASPDT.
Des pertes potentiellement lourdes
En cas de maladie de quarantaine, les conséquences peuvent être radicales : destruction totale des cultures, interdiction de replanter pendant plusieurs années, pertes économiques importantes. Pour répondre à ces risques, le dispositif porté par l’UNPT permet de couvrir jusqu’à 100 % des pertes économiques, selon les conditions définies.
Pour être éligible à une indemnisation, les producteurs doivent remplir plusieurs critères :
déclarer l’ensemble des surfaces plantées (hors plants) avant le 30 juin ;
être à jour de leurs cotisations ;
respecter le cahier des charges de la section pomme de terre du FMSE ;
appliquer les mesures sanitaires imposées par l’État (prévention, surveillance, lutte).
Des règles spécifiques s’appliquent également aux plants importés de certains pays européens, avec un niveau d’indemnisation modulé selon la réalisation d’analyses sanitaires avant plantation : 100 % des pertes couvertes si les analyses sont réalisées et négatives ; 80 % en l’absence d’analyse préalable. Le plafond d’indemnisation est fixé à 10 000 €/ha, dans la limite du budget disponible. La déclaration s’effectue en ligne, en quelques minutes, sur la plateforme de l’ASPDT. Au-delà de l’aspect administratif, cette formalité constitue aujourd’hui un véritable outil de gestion des risques. Dans un contexte sanitaire incertain, elle s’impose comme un réflexe de sécurisation pour les exploitations spécialisées en pommes de terre.
La déclaration se fait ici : ASPDT - Le fonds sanitaire de la pomme de terre