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Aides à la protection des troupeaux : l’appel à projets 2026 est lancé

Face à la pression persistante du loup et de l’ours, l’État relance pour 2026 le dispositif d’aides à la protection des troupeaux. L’objectif est d’aider les éleveurs à adapter leurs pratiques et à financer les moyens de protection, avec un taux de soutien pouvant atteindre 100 % selon les situations.

Lancement de l'appel à projets 2026 du dispositif d'aide à la protection des troupeaux contre la prédation.

Cet appel à projets s’inscrit dans la programmation Pac 2023-2027. Il concerne les aides à la protection des troupeaux contre la prédation et vise à compenser les surcoûts liés à la présence des grands prédateurs (le loup et l’ours). Il s’agit notamment de financer le gardiennage renforcé, les chiens de protection, les clôtures électrifiées ou encore l’accompagnement technique. Le dispositif est financé par des crédits de l’État à hauteur de 20 % et par le Feader à hauteur de 80 %, l’État assurant la responsabilité d’autorité de gestion. 

Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 31 juillet 2026.

Le dispositif s’adresse aux éleveurs détenteurs de troupeaux d’ovins et de caprins, ainsi qu’aux gestionnaires d’estives collectives, confrontés à un risque de prédation. L’éligibilité dépend de la localisation des exploitations par rapport aux cercles loup et ours définis par arrêtés préfectoraux et réévalués chaque année. En 2026, deux évolutions majeures sont à noter. D’une part, « le cercle 3 loup » est élargi à l’ensemble des départements, hors outre-mer, Corse, Paris et petite couronne, ce qui permet aux détenteurs de chiens de protection de bénéficier d’une aide financière. D’autre part, « un cercle 0 » ours est créé pour les estives collectives situées dans les zones de très forte prédation.

Pourquoi ces aides ?

À travers ces aides, l’objectif est de favoriser la coexistence entre l’élevage et les grands prédateurs, tout en évitant que les éleveurs supportent seuls les contraintes techniques, organisationnelles et économiques liées à la protection des troupeaux. Le soutien public vise ainsi à sécuriser les animaux et à maintenir l’activité d’élevage dans les territoires exposés.

Quelles mesures sont financées ?

Les mesures éligibles couvrent un large éventail de moyens de protection. Elles incluent le gardiennage ou la surveillance renforcée des troupeaux, assuré par l’éleveur ou délégué, l’acquisition, l’entretien, la stérilisation et les tests de comportement des chiens de protection, ainsi que les investissements dans des parcs et clôtures électrifiés, fixes ou mobiles, et dans les équipements associés. Les analyses de vulnérabilité des exploitations face au risque de prédation et les prestations de conseil destinées à améliorer l’efficacité des dispositifs de protection peuvent également être financées.

Le taux d’aide est le plus souvent fixé à 80 % des dépenses éligibles. Il peut toutefois atteindre 100 % pour certaines mesures, 

Comme le gardiennage renforcé dans les zones de cœur de parc national ou de réserves naturelles concernées par la prédation, les tests de comportement des chiens, les analyses de vulnérabilité ou l’accompagnement technique. Dans le nouveau cercle 0 ours, les estives les plus fortement touchées pourront bénéficier d’un déplafonnement de l’aide et d’une prise en charge intégrale du salaire du berger, dans la limite de 2 500 euros par mois et par berger.

Les demandes doivent être déposées via le téléservice Safran, accessible depuis TéléPAC. Un formulaire papier reste également disponible auprès des DDT(M) pour les éleveurs qui ne souhaitent pas passer par la voie dématérialisée.