Influenza aviaire : une avance de trésorerie ouverte aux éleveurs touchés
À partir du 13 avril 2026, les éleveurs de volailles impactés par l’épizootie d’influenza aviaire 2025-2026 peuvent solliciter une avance de trésorerie. Objectif : soulager des exploitations fragilisées par des vides sanitaires prolongés.
Face aux conséquences économiques de l’épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène, l’État déploie un dispositif d’avance de trésorerie à destination des éleveurs situés en zones réglementées. Annoncée le 23 février 2026, cette mesure vise à répondre à l’urgence financière des exploitations contraintes à l’arrêt de production.
Une aide pour compenser les vides sanitaires
Depuis le 1er août 2025, des interdictions de mise en place et de mouvements de volailles ont été instaurées dans les zones de protection et de surveillance. Par conséquent, de nombreux élevages ont subi des périodes de vide prolongé, synonymes de pertes économiques importantes. Le dispositif concerne l’ensemble des filières avicoles commerciales : palmipèdes (y compris gaveurs), gallinacés, colombinés, gibiers à plumes et cheptels reproducteurs. Les éleveurs doivent justifier d’une activité antérieure aux restrictions et d’un bâtiment situé en zone réglementée.
Dépôt des demandes jusqu’au 15 mai
Les demandes d’avance sont ouvertes du 13 avril 2026 à 14h00 au 15 mai 2026 à 14h00, exclusivement via la plateforme en ligne de FranceAgriMer. Une seule demande est autorisée par exploitation (SIREN), avec dépôt dématérialisé obligatoire. L’enveloppe globale s’élève à 10 millions d’euros. Le montant de l’avance correspond à 50 % des pertes estimées, dans la limite des références issues de la crise précédente (2022-2023). Un seuil minimal de 1 000 euros est requis pour être éligible.
Une avance à régulariser
Cette aide constitue une avance sur une indemnisation définitive qui sera mise en place ultérieurement. Les éleveurs devront obligatoirement déposer une demande de solde, accompagnée d’une attestation de pertes validée par un expert-comptable ou un organisme agréé. Le montant final tiendra compte des aides déjà perçues (activité partielle, assurances). En cas d’écart, un remboursement pourra être exigé. À l’inverse, l’absence de demande de solde entraînera le remboursement intégral de l’avance.
Pour bénéficier de l’aide, les exploitations doivent notamment :
être enregistrées (SIRET actif) et exercer une activité avicole commerciale ;
avoir subi un vide sanitaire lié aux restrictions ;
respecter les règles de biosécurité en vigueur.
Certaines structures sont exclues, notamment les entreprises en difficulté ou en procédure collective, sauf si leurs difficultés sont directement liées à l’épizootie. Avec ce dispositif, les pouvoirs publics cherchent à amortir le choc économique d’une crise sanitaire qui fragilise durablement la filière. Reste désormais aux éleveurs concernés de se saisir rapidement de cette opportunité, dans un calendrier contraint.